Séries du printemps, troisième partie

Publié le par Jacut

Hum, voilà l'article numéro 3 sur les séries du printemps qui était censé arriver il y a un mois mais qui a été retardé à cause d'un déménagement sur Paris, puis du délai de recherche d'appart', de récupération de mon PC et d'ouverture d'une ligne internet ! La quasi-totalité de l'article avait été écrite il y a un mois, donc je me suis dis que c'était idiot de le laisser trainer sur mon ordinateur maintenant que tout est rentré dans l'ordre, donc autant le publier avec quelques retouches... And here you are !


Si tout va bien, vous aurez peut-être droit à la quatrième partie aujourd'hui ou demain (presque finie aussi), et la dernière dans la semaine, maintenant que mes séries du printemps sont définitivement choisies et entérinées !


Soul Eater :


Alors, commençons sur Soul Eater. Sous ses aspects très shonen et « cool », ce titre est LA grosse licence de l’année au Japon d’après ce que j’ai entendu dire, et celle qui va s’arracher à l’étranger pour des prix assez affolants (ceux qui circulent en ce moment me laissent assez circonspect…). Mais que vaut-il vraiment ce nouveau Bones ? Et bien tout d’abord, il est doté d’une animation tout bonnement terrifiante (surtout le premier épisode), d’un background semi gothique, semi magique, et de doublages sublimes, parmi les meilleurs que j’ai pu entendre, prouvant bien qu’avec de l’argent et un staff compétent on peut arriver à sortir des productions assez ambitieuses à la télévision japonaise. Très tendance (shonen oblige) tout en étant très largement au dessus des autres séries du style niveau qualité technique, l’histoire est emmenée à un train d’enfer, même si le scénario n’a pas avancé d’un pouce depuis sa sortie il y a 6 semaines ! Cependant, il y a autant d’aventures que de relations entre les personnages, de comédie et de moments dramatiques, c’est franchement pas mal fait, et ça ressemble à un mix de Fullmetal Alchemist pour le style et de FLCL pour le rythme et l’énergie, avec un soupçon de Bleach pour l’histoire, dans une atmosphère proche de Beetlejuice niveau design et background, je ne sais pas si vous voyez ce que ça peut donner, mais en un mot, c’est plaisant. Un des meilleurs animes de Bones sortis récemment et certainement le plus suivi, en plus la musique très pop-rock de meilleur goût colle à la perfection à la série, sans oublier des génériques de très, très, très haut niveau (le début du générique d’intro est assez hallucinant avec ce long plan emmené par un travelling aérien terrible où les personnages se retournent un à un…), que demande le peuple ?

Très bon (8-9/10)

 

Kyouran Kazoku Nikki :

Je me rappelle avoir regardé les deux premiers épisodes de cette série de comédie complètement barrée du studio Nomad (Rozen Maiden, sola…), mais je n’en garde pas un souvenir impérissable malgré l’intérêt qu’ils avaient suscités grâce aux nombreuses références et similitudes avec Haruhi.

Les gros points forts de ce titre sont donc surtout son rythme extrêmement élevé, son originalité à toute épreuve et son héroïne très Haruhienne, mais malheureusement, le tout est assez difficile à suivre à cause d’une animation moyenne et d’un côté assez confus de l’intrigue (s’il y en a une ?), sans oublier les persos à la limite du ridicule pour certains.

Néanmoins, ça m’a semblé être assez intéressant pour les fans du genre, mais pas assez pour que je prolonge l’aventure personnellement.

Bon (6,5-7,5/10)


Golgo 13 :

Presque 40 ans après la sortie de son premier tome en manga par Takao Saito, Golgo 13 se voit enfin adapté en série animée, et pour ceux qui ne connaissent pas les aventures du meilleur des tireurs d’élite, c’est le moment de découvrir cette œuvre culte !

D’entrée, on a le droit à une série ultra classique, noire, mature, certes sans surprises mais très solide, à la musique somptueuse et parfaitement adaptée à l’ambiance espionnage/complot/héroïsme du titre. Le tout se regarde avec plaisir grâce à un scénario toujours aussi prenant après toutes ces années, même si il n’est pas d’une complexité renversante, et une technique au niveau des standards de notre époque. Alors c’est vrai que le character design est très proche de l’original, donc demeure assez vieillot, par contre un des grands atouts de ce titre est la mise en scène très propre et soignée ainsi que l’originalité des plans qui se remarque dès le début du premier épisode. Classique mais remarquablement efficace comme un vieux film en noir et blanc !

Golgo 13 est donc au final un anime à ne pas conseiller à tout le monde et qui s’adresse plus aux fans old school purs et durs qu’aux autres, mais qui reste honnêtement un très bon titre que l’on se doit d’apprécier à sa juste valeur. On peut donc dire que Golgo 13 m’a impressionné, et qu’il est nettement meilleur que ce que j’en attendais, surtout après toutes les horreurs que j’ai lues dessus. Par contre, si vous êtes fan de comédies romantiques, shonens, shojos, harem etc… fuyez ce titre il n’est pas pour vous.

Bon (7-8/10)

 

Amatsuki :


Dès le très bel opening (on aura du reste droit à un ending de la même trempe), on se dit que, peut-être, cette série du studio DEEN va valoir le coup. Issu d’un manga de Shinobu Takayama, Amatsuki bénéficie de bonnes critiques et j’ai assez rapidement compris pourquoi en voyant ce premier épisode.

Tout d’abord, j’ai eu du mal à me faire au design, mais le côté très surprenant du scénario, où l’on a du mal à faire la part des choses entre la fiction et la réalité, le setting japonais traditionnel, l’animation de haut vol, et aussi les très bons thèmes musicaux m’ont convaincu sur la viabilité de ce titre quelques minutes plus tard. En effet, imaginez qu’on se retrouve au bout d’à peine un demi épisode devant un anime vraiment très étrange où le héros est transporté dans le Edo du bakumatsu, comme ça, en un changement de scène, sans explication (même si j’imagine qu’on aura des réponses assez vite, ça surprend méchamment au début), à la façon d’une Yoko Nakajima dans Juuni Kokki (même si c'est un monde onirique et non réel dans Juuni) en un peu plus violent même.

Ensuite, les thèmes de l’anime sont posés, clairs et précis (le folklore traditionnel japonais, les différences entre la vie d’il y a cent cinquante ans et la nôtre, une bonne dose de psychologie etc…), et l’on sent déjà à ce moment là que les personnages ne seront pas creux ni manichéens, et il commence déjà à y avoir un certain développement et une réflexion qui s’installe, en bref, c’est du tout bon ! Une bonne surprise de plus pour moi car je ne connaissais pas du tout et je n’attendais pas le moins du monde cette série !

Très bon (8-9/10)

 

Crystal Blaze :

Le premier constat que l’on peut faire est que le studio Fantasia (Rumbling Hearts, Soukou no Strain…) fait avec des bouts de ficelle pour compenser le manque de budget, et donc l’animation très limitée de cette série... Franchement, ça fait mal aux yeux par moments tellement c’est mal animé et mal réalisé. Sinon, ce titre s’adresse à une audience un peu plus élevée que la moyenne des animes, j’apprécie vraiment le design, et l’ambiance du titre me plaît bien aussi, ce qui le rend assez original et intéressant, et le concept de l’agence de détectives de bas étage est quand même assez sympa ! Au final, on a droit à un anime sur le paranormal plutôt bien exploité pour une fois, et surtout lorgnant vers le réalisme ce qui n’est pas plus mal. L’atmosphère du titre est censée être noire (je dis bien « censée » parce que quelques personnages gâchent un peu l’ambiance et font retomber Crystal Blaze vers une sorte de polar adolescent) et il y a certainement matière à faire une bonne demi-saison animée. De plus, les personnages ont le mérite d’être un minimum fouillés même si ils rentrent toujours dans des archétypes assez basiques, et la bande originale est assez énorme je dois dire, c’est le gros point positif du titre, qui me fait penser à un croisement de darker than black (sans la réalisation ni le talent de Bones), et de thrillers américains.

Bon (6,5-7,5/10)

Publié dans Premier Episode

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