Séries du printemps, quatrième partie

Publié le par Jacut

Toshokan Sensou :

Ah, Toshokan, Toshokan… Cette belle surprise signée Production IG (que je remercie au passage de ne presque jamais nous décevoir, même sur ses « petites » séries !) est une adaptation de light novels signées Hiro Arikawa qui ont déjà fait parler d’elles au Japon, et qui retracent l’histoire d’une jeune femme tout juste enrôlée dans les forces spéciales de la bibliothèque, dans un Japon du 21e siècle où la censure et le contrôle des médias fait rage !

Reprenant donc un peu le concept de Fahrenheit 421, cet anime au concept original et profond est un mélange détonant de comédie/romance/action avec des thèmes sérieux et complexes, doté d’une partie technique de haut niveau, Prod IG oblige. Le tout forme un ensemble très puissant et cohérent contrairement à ce que l’on pourrait croire au début, et ce qui fait la vraie force de cette guerre de la bibliothèque est son cast de personnages très bien mis en scène et parfaitement développé. Et les deux génériques sont énormes qui plus est ! IG s’adresse donc ici directement à une audience plutôt mûre et aborde des thèmes de société importants et difficiles, et y réussit très bien avec tout le talent qu’on lui connaît. Le seul reproche qu’on peut faire à cette série est finalement le format de 12 épisodes qui est très court et force les auteurs à compresser leur scénario au maximum en oubliant souvent des détails importants par rapport aux nouvelles, et qui laisse présager une fin un peu trop rapide (ce qui serait quand même ennuyeux étant donnée la qualité de la série… même topo pour Kurenai d’ailleurs, le chef d’œuvre de cette saison qui ne fera finalement que 12 épisodes…). Un superbe anime à voir donc.

Excellent (8,5-9,5)

 

Wagaya no Oinari-sama. :

Produit par le studio ZEXCS (Rental Magica, auquel Oinari-sama ressemble d’ailleurs beaucoup…), cette petite série sans prétention surfe sur la vague des animes romance/comédie, de style assez classique, la seule originalité étant ici la présence d’une déesse renard en personnage principal.

Niveau technique, rien de transcendant, on se croirait revenus au début des années 2000, donc autant que cette série ne révolutionnera pas le genre. Les plans et la mise en scène sont très basiques et le scénario est vraiment « normal », prévisible et déjà vu mais a le mérite d’être rafraîchissant et sans prise de tête.

En conclusion, j’aurais bien continué cette série pour le côté sympathique qu’elle présente, si il n’y avait pas une douzaine de séries supérieures (au bas mot) cette saison. Pas de gros point négatif mais pas de gros point positif non plus donc.

Bon (6,5-7,5/10)

 

Nabari no Ou :

Alors, nous voilà devant une petite série de ninjas se déroulant dans un contexte contemporain, développée par JC Staff, plus connu pour ses séries romantiques/comédies (Honey and Clover, Nodame Cantabile, Utena, Shana…), et qui a l’air d’être plutôt appréciée par les fans français (Naruto oblige).

Mes premières impressions furent très mitigées à cause d’un character design que je trouve laid et d’une animation approximative. Ma deuxième impression fût plus située au niveau de l’intro du scénario et des persos, et là non plus, ce ne fût pas brillant. On se retrouve confrontés à une sorte de mix entre un anime high school et de ninjas, avec des personnages tous plus lourds les uns que les autres et des relations quasi insignifiantes au début, en bref, pas terrible. Le seul mot qui me vient à l’esprit pour décrire cette série au bout d’un épisode est : anecdotique. Donc je n’ai pas continué ni n’ai l’envie de reprendre cette série.

Moyen (5,5-6,5/10)

 

Himitsu – Top Secret :

Dès le début de Himitsu, on est directement sensibilisés à la cause de cette production Madhouse adaptée d’un manga assez connu : design adulte et plutôt joli, générique vraiment sympa, bonne animation, concept original et bien exploité de façon scientifique avec un soupçon de morale et de psychologie, réalisation sobre et premier épisode qui met parfaitement dans l’ambiance, du tout bon pour commencer une série.

Néanmoins Himitsu n’est pas révolutionnaire et la mise en scène ressemble à celle d’une série américaine policière moyenne, je n’ai pas remarqué les musiques de fond ce qui semble indiquer qu’elles ne sont pas extraordinaires non plus, et surtout on commence à répéter le même style d’histoires dans les trois premiers épisodes, là où l’anime aurait gagné à être beaucoup plus original et inventif, surtout vu le grand potentiel scénaristique qu’il présente.

Une série qui m’a donc assez déçu dès le second épisode (et puis l’histoire avec le président des USA était un peu bancale et expédiée rapidement), mais qui présent quand même de très bons points, surtout que les relations entre les persos risque d’évoluer d’une façon assez intéressante au fur et à mesure.

Bon (6,5-7,5)

 

Monochrome Factor :

Le problème des séries que je critique aujourd’hui, c’est qu’elles n’ont rien de très original, rien de spécial (sauf Toshokan Sensou qui m’a vraiment impressionné, mais les autres…), et Monochrome Factor n’échappe pas à la règle, ou si, elle échappe à la règle dans le mauvais sens. En effet, cette série est une mouture de plus dans le genre des animes sur les chasseurs de démons/vampires/autres créatures surnaturelles qui polluent la télévision japonaise depuis quelques années (avec très peu de vrais succès excepté peut-être Chrno Crusade ou TsukiHime et quelques rares exceptions).

Techniquement très moyen, Monochrome a visiblement bénéficié du manque d’inspiration total de ses auteurs, et est malheureusement affligé de personnages plats et clichés au possible. Anime ennuyeux s’il en est, j’ai trouvé les scènes comiques absurdes et tout sauf drôles, le scénario à la limite du supportable, et en tout cas tout ce qu’il y a de plus oubliable, il n’y a dans ce titre absolument rien (excepté peut-être l’opening qui est très bon) qui puisse le faire s’élever au dessus de la médiocrité. Je passe mon chemin sans hésiter.

Moyen (5-6/10)

Publié dans Premier Episode

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