Séries du printemps 2009, quatrième partie

Publié le par Jacut

Higashi no Eden

Alors voilà. Je ne peux pas attendre plus longtemps, on  va commencer directement cette quatrième partie de ma review des nouvelles séries sorties ce printemps avec ce qui représente le summum de l’animation japonaise de ces dernières années, le chef d’œuvre de la saison qui justifie à lui seul d’entretenir une passion pour les animés et qui sera probablement vu dans quelques temps comme l’une des séries majeures de la fin des années 2000, j’ai nommé Higashi no Eden/Eden of the East.

 

Donc avant de débuter le visionnage du premier épisode, Higashi no Eden a déjà de quoi impressionner : on se retrouve devant une création du célèbre studio Production IG tirée d’un roman à la réputation excellente, dirigée et scénarisée par l’un des meilleurs (si ce n’est le meilleur) jeune réalisateur du monde de l’animé, Kenji Kamiyama (Ghost In The Shell : Stand Alone Complex et 2nd Gig, Seirei no Moribito), designée par la fabuleuse créatrice de « Honey and Clover », Chika Umino, le tout avec les musiques du grand Kenji Kawai (je ne vous ferai pas l’affront de le présenter).

 

Et vous savez quoi ? Et bien quand on commence à regarder la série, tout ce staff prestigieux se remarque d'entrée à l’écran, on est littéralement devant une très grosse production d'IG, avec une direction de Kamiyama juste fantastique et digne de GIST:SAC, la série comprend des scènes de romance et deux personnages principaux presque tirés d’un manga d’Umino, et elle est agrémentée de musiques presque Patlaboresques. Ah et j’allais presque oublier deux génériques monumentaux au design magnifique et montés de main de maître, le premier se payant même le luxe d’avoir une chanson par LE groupe de rock, Oasis.

 

Le début de l’intrigue est aussi excellent qu’il est étrange, et introduit à la perfection les personnages principaux, tout en gardant en arrière-fond de grandes énigmes scénaristiques et il y a un clair fossé entre ce que l’on sait, ce que les personnages apprennent au fur et à mesure de leurs pérégrinations et la réalité qui les entoure. Et on retrouve un Kamiyama comme on a l’habitude de le voir, distillant habillement des tonnes de références cinématographiques (entre autres Jason Bourne et Taxi Driver, film auquel il avait d’ailleurs consacré un des meilleurs épisodes indépendants de 2nd Gig), brillant formellement et toujours aussi doué pour mettre en scène un univers construit et développé à la perfection. Et justement, l'univers du titre n’est que pur bonheur, entre le slice-of-life romance et la science-fiction politique, entre les Etats-Unis (Washington, le "centre du monde") et le Japon (Tokyo, le "centre de l'intrigue"), entre fiction et réalité, entre la vie tout ce qu’il y a de plus banale de Saki et l’histoire invraisemblable d'Akira, l’amnésique terroriste capable de faire plier la volonté humaine par simple révélation de son sexe (véridique, personne ne peut résister à la vision du « Johnny » du héros !).

Pour continuer sur les thèmes abordés lors de ces deux épisodes et le développement des personnages, je trouve ça tout à fait Kamiyamien que de créer un personnage dont les seuls souvenirs sont les films qu’il a vus dans sa vie, et tout est fait pour nous laisser croire à une manipulation d’envergure internationale dans laquelle le héros, Akira, aurait eu un rôle à jouer, mais aurait volontairement effacé sa mémoire (mais pourquoi?). En effet, celui-ci serait peut-être l’un des auteurs du « Careless Monday », un évènement terroriste qui a vu des missiles tomber sans aucune raison ni revendication sur Tokyo quelques temps avant le début de la série, et le pire, c'est que comme le montre son attitude hautement désinvolte, ça ne le dérange pas plus que ça. Et finalement, dans les deux premiers épisodes, tout ça est quelque peu éclipsé par le début de relation qui se lie entre lui et Saki, et surtout par l’indifférence généralisée et l’apathie frappante de la population japonaise face à des actes terroristes d’une telle ampleur.

 

Et c'est à ce moment là que l'on se dit qu'Higashi no Eden n'est peut-être tout simplement qu'une chronique sociale sur le comportement humain, l’individualisme latent de nos sociétés développées, l’insouciance et l’oubli dans la mémoire collective contemporaine, doublée d’un grand moment d’animation, une grande expérience cinématographique et surtout une histoire bouleversante d’humanisme créée par le meilleur réalisateur de SF politique et la meilleure auteur de romance des années 2000 au Japon ? Si vous vous posez encore la question « A quel point une série peut être bonne ? » ou « Quelle est la limite de l’animation japonaise ? », je pense que nous avons trouvé la réponse, c’est « Higashi no Eden ». Une série qui passionne autant qu’elle intrigue, qui émeut autant qu'elle surprend, et qui émerveille comme rarement une série récente aura pu le faire ! L’incontournable de l’année en somme, qui pourrait atteindre des sommets inédits si ses qualités venaient à se confirmer sur le long terme.


Chef d'oeuvre: 5/5


 

Cross Game

Mon second coup de gueule de la saison va à Cross Game, l’ « adaptation » du célèbre manga de baseball/slice-of-life/romance de Mitsuru Adachi, Dieu s’il en est de ce style qu'il a lui-même créé. Réalisé par Osamu Sekita (Shin Captain Tsubasa, Ichigo 100%, SD Gundam), qui n’est pas particulièrement connu pour la rigueur de son travail, et produit par le petit studio Synergy SP (Major, Hayate no Gotoku !, Zettai Karen Children), on ne peut pas dire que le staff de l’animé fasse vraiment honneur au travail d’Adachi, mais bon, il faut laisser leur chance aux jeunes studios n’est-ce pas ? Du moins c’est ce que je me disais en me lançant dans cette série après avoir lu les premiers volumes du manga pour me faire une idée de la bête.

 

Et après un seul épisode de la série animée, le constat est pourtant sans appel. Alors certes ceux qui n’ont pas lu le manga vont avoir un twist assez fabuleux à la fin de l’épisode et un gros cliffhanger sous forme d’ellipse avant d’enchaîner sur le second épisode. Certes. Oui mais pour tous ceux qui ont lu le manga ou connaissent le style si particulier de maître Adachi, c’est surtout l’incompréhension qui prime. Comment un studio, aussi petit et dénué d’expérience soit-il, peut-il massacrer le travail d’un grand auteur comme ça ? Et pourquoi avoir choisi Synergy SP alors que bien d’autres studios de production auraient rêvé adapter le dernier gros manga d’Adachi ? Deux questions auxquelles je n’arrive toujours pas à trouver de réponse… Pour la première, le manga est quasiment découpé comme un storyboard, les animateurs n’ont plus qu’à combler les intervalles. Pour la seconde, à part pour des raisons financières, j’ai beau chercher, je ne trouve pas d’autre explication.

 

Pour comprendre là où le bât blesse, il faut bien connaître l’histoire des adaptations d’Adachi, et surtout le chef d’œuvre qu’est Touch (et dans une moindre mesure H2 qui est bien mieux adapté que Cross Game mais n’arrive pas au niveau de Touch). Du slice of life, lent et atmosphérique, couplé à du baseball, le sport roi de la jeunesse japonaise par excellence, avec en fil rouge des histoires d’amour compliquées du meilleur goût entrecoupées de comédie, voilà le style Adachi. Cela donne dans la pratique une réalisation simple et efficace, un scénario millimetré utilisant des personnages très bien développés scénaristiquement et psychologiquement et le tout baignant dans une délicieuse ambiance lycéenne à l’ancienne.

 

Et qu’est-ce qu’on a dans ce premier épisode de Cross Game ? Un truc hyper dynamique, un montage à l’emporte pièce comme s’il fallait terminer l’épisode absolument le plus vite possible, des mouvements de caméra rapidement expédiés à la Gundam (allo, c’est pas un animé d’action messieurs de chez Synergy SP !), un scénario bâclé où l'on passe sous silence toute l’enfance des héros, leurs petites aventures, leur background, leurs parents et amis, et du coup, on perd non seulement l’introduction de la série, mais aussi tout l’attachement aux personnages, et par conséquent l’impact émotionnel propre à l'évènement majeur du chapitre 10 du manga. Et oui car là où Adachi met 10 chapitres, soit un volume entier du manga (ce qui équivaut à 3 épisodes ou 3 épisodes et demi des animés de Touch/H2) à nous décrire longuement et avec la précision chirurgicale qui le caractérise, tout le background de la série, les personnages principaux et secondaires, et en particulier la relation entre Wakaba et Koh, ici rien de tout ça, on enchaîne tout en un épisode sans rien développer et on boucle. Hop, emballé c’est pesé. Vous imaginez un Gurren Lagann où les évènements du 8e épisode auraient lieu dans l’épisode 2 ? Après avoir vu Cross Game, j’imagine maintenant parfaitement le désastre.

 

D’n point de vue purement technique ensuite, le chara-design est assez affreux et bien loin de l’original, les musiques sont assez anecdotiques pour la plupart (je ne suis pas vraiment fan de Kotaro Nakagawa, même dans PlanetES ou Code Geass), mais l’animation demeure assez correcte et le tout peut paraître cohérent voire émouvoir superficiellement si l’on ne connaît pas le style de l’auteur. Si seulement il ne manquait pas un tiers d’Adachi (le slice of life), deux tiers du scénario du premier volume du manga, trois quarts du concept global de l’animé et toute l’introduction des personnages, on pourrait même penser se trouver devant une honnête adaptation. Mais comme il manque le ciment du style d’Adachi, la caractéristique qui rend cet auteur si grand et si supérieur à tous ses pairs créateurs de mangas de sport, ce premier épisode de Cross Game est pour moi un échec sur toute la ligne, et un animé que je déconseille à tous, au contraire du manga qui est excellent. Lisez-le. Ah, et regardez Touch et dans une moindre mesure H2 aussi, ce sont deux vraies adaptations d’Adachi, mais oubliez ce Cross Game, et vite !

 

Mauvais : 1/5


 

Phantom – Requiem for the Phantom -

 

Dans la série des “Girls with guns”, je voudrais « Phantom – Requiem for the Phantom » s’il vous plait! Produit par la filiale de Prod IG, Bee Train et réalisé encore une fois par Koichi Mashimo (Irresponsible Captain Tylor, Noir, Madlax, L’Habitant de l’Infini…), Phantom Requiem est une nouvelle adaptation du Visual Novel éponyme (après l’immonde Phantom The Animation de 2004 par un studio dont je tairai le nom par pudeur), mettant en scène un duo de tueurs professionnels à la botte d'une organisation secrète, ce qui place donc plutôt la série dans la catégorie « Girl and guy with guns ». Au scénario, on retrouve cette fois-ci Yousuke Kuroda (Ookiku Furikabutte, Madlax, Gundam 00, Honey and Clover…) et à la musique, non pas Yuki Kajiura, mais la non moins excellentissime Hikaru Nanase (Scrapped Princess, Chrno Crusade, Noein, Shigofumi…), ce qui augure quand même du bon pour le résultat final.

 

Et en effet, le résultat final est globalement au-dessus de mes espérances. N'ayant plus été passionné par les œuvres de Mashimo depuis Noir, et ce malgré le fait qu’il y ait du bon dans sa filmo, je dois avouer que ce nouveau Phantom est bien meilleur (mais comment faire pire ?) que la première série d’OAV  et est même au dessus de Madlax et Cazador de la Bruja d’un point de vue technique et scénaristique pour l’instant. En plus, Bee Train se paye le luxe d’ajouter une touche de dynamisme et d’action dans le premier épisode, avec une animation et une réalisation vraiment très soignées, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. On est donc clairement plus proches pour l’instant d’un Noir, au niveau des personnages, de leur personnalité et du point de vue de l'atmosphère, que des deux titres cités précédemment.

 

En tant qu’introduction, ce premier épisode fait bien son boulot en nous faisant rentrer directement au cœur du sujet, en exposant clairement les thèmes de la série (la relation entre le deux héros et la négation de l'existence de ces deux « fantômes » dans la société). Et même les personnages secondaires semblent être intéressants, comme cette énigmatique Claudia McCunnen, une femme fatale bien plus humaine et complexe qu’elle n’en a l’air de premier abord. Non, je suis vraiment satisfait du début de la série pour le moment, qui, à défaut d’être originale ou divertissante, remplit bien son rôle de thriller psychologique à l’ambiance noire et mystérieuse. Une série à conseiller aux fans du style donc en somme, ressemblant étrangement à une actualisation de Noir (ce qui n’est pas nécessairement ni une qualité ni un défaut en soi), et qui peut même convenir aux novices tentés par la découverte d'un bon polar de Mashimo/Bee Train sans passer par la trilogie des « Girls with guns ».


Bon: 3/5

 

 

Sengoku Basara

Comme c'était déjà le cas dans les trois premiers articles, il y a bien un animé dans ce quatrième article sur lequel j’ai finalement peu de choses à dire. Produit par Production IG encore une fois, avec Itsuro Kawasaki aux manettes (Arc The Lad, L/R, Rental Magica), Yasuyuki Muto (Basilisk, Persona Trinity Soul) au scénario et Tohru Ookubo (Blood +, Tsubasa Chronicles : Princess of the Birdcage Kingdom) à la direction de l’animation et au chara-design, ce Sengoku Basara est un animé d’époque/action relativement classique, qui se démarque surtout par sa qualité technique assez monstrueuse et son côté épique très prononcé. A noter qu’il est adapté d’une célèbre série de jeux vidéo de Capcom nommée « Devil Kings » en occident, et très similaire à la série des Samurai Warriors de Koei (un Hack n’ Slash aventure à la première personne quoi).

 

Globalement, l’animation est donc de très haut niveau, les musiques somptueuses et les combats (très « over-the-top ») entre les figures historiques du Japon sont très impressionnants, ce qui donne au final un gros animé d’action très divertissant et particulièrement fun à défaut d’être cérébral. Même la direction est très drôle (pas vraiment bonne mais elle a le mérite de faire sourire) et le nombre et le charisme de l’impressionnant set de personnages plaira certainement à tous les fans du genre. Personnellement, j’ai du mal à être touché par ce type d’animé mais je dois admettre que l’on est devant une série assez remarquable pour les amateurs.

 

Que dire de plus ? Si vous aimez les batailles entre des myriades de soldats dans le Japon médiéval qui s’affrontent sous les ordres de héros ultra-charismatiques possédant des pouvoirs spéciaux dévastateurs complètement exagérés (et qui font merveille à l’écran), et si la psychologie des personnages et le développement du scénario n’est pas une priorité pour vous, et surtout si reposer votre cerveau endolori après une dure journée de boulot est une priorité, alors Sengoku Basara est probablement l’animé qu’il vous faut. Un grand moment de « brainless entertainment » comme on n’en fait plus, qui bénéficie en plus de l’apport de doubleurs très connus tels que Norio Wakamoto (Oskar Von Reuenthal !), Kazuya Nakai (Mugen dans Samurai Champloo, Zoro Roronoa dans One Piece, Doumeki dans xxxHolic) ou encore Souichiro Hoshi (Dieu… euh Kira Yamato dans Gundam SEED, Keiichi dans Higurashi, Son Goku dans Saiyuki…).


Bon: 3/5

 

PS: Ma subjectivité m'empêche de mettre 3,5 mais cet animé le mériterait sûrement ;)

Publié dans Premier Episode

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Jacut 24/04/2009 23:56

Voilà que je pourris la blogosphère comme un idiot maintenant ;) T'as vu le niveau de réalisation du troisième épisode de HnS (je dis ça parce que je viens juste de le voir et ça touche au génie)? Bon après j'ai pas envie de rentrer dans des considérations purement cinématographiques sinon on va y passer des heures, mais Kenji Kamiyama au niveau de la maîtrise de l'espace, de l'agencement des plans, des mouvements de caméra, de la profondeur, du timing et j'en passe, il déboite sur les 3 premiers épisodes de HnS c'est aussi simple que ça. Tout comme les storyboarders d'ailleurs. Tu peux faire pleurer toute une génération d'animateurs français rien qu'en leur faisant voir un épisode d'Higashi no Eden (il y a un excellent directeur de l'animation français que je connais bien et qui hallucinait littéralement devant GITS:SAC...). Et puis en tant qu'avide cinéphile, voir un réalisateur d'animation qui glisse autant de références au cinéma international, et surtout aussi bien, moi ça me plait. Maintenant il reste plus qu'à prendre les paris sur la/les références du prochain épisode (parce que bon, là, une référence à Besson va falloir remonter la pente !). Nan je pense pas me tromper sur HnS, certes c'était peut-être un peu tôt pour crier au chef d'oeuvre, et je conçois que ça puisse choquer. Mais bon, j'y crois et après le troisième épisode encore plus qu'après le deuxième. Et puis j'ai vu quelques animés dans ma vie, ça va, j'en ai critiqué quelques uns aussi, et je pense (peut-être à tort) pouvoir être en mesure d'évaluer le potentiel d'un animé au bout de deux épisodes, pas super précisemment, mais au moins tomber pas trop loin au final. Voire très très proche dans certains cas. Mais ya aussi des ratés, ce qui ne sera très probablement pas le cas avec ce HnS (le mec qui revient pas à la charge !). Oh et puis j'arrête de me justifier, c'est mon avis et je vous le fais partager, voilà tout. Si vous n'êtes pas contents, il y a plein d'autres avis complémentaires dispos sur le net :) NiKi >>> Hmmm tu me donnes presque envie de regarder le second épisode de Cross Game là... Bon faut pas que je cède, je me finis le manga d'H2 et j'enchaîne sur Cross Game sans passer par la case animé.

kohaku 23/04/2009 01:49

C'est pas parce qu'il y a des dizaines d'idiots qui pourrissent la blogosphère avec des posts inintéressants et idiots sur k-on qu'il faut faire pareil pour eden of the east.
Juger ces séries sur 2 épisodes c'est ridicule, si ça se trouve dans le prochain épisode ça partira en grand n'importe quoi et la série sera un ratage complet, ça s'est déjà vu...

Aer 22/04/2009 10:41

Tu as l'air plus qu'emballé par Higashi No Eden ^^.L'année 2009 commencerait t'elle si fort que ça ?

NiKi 22/04/2009 09:51

FFenril > C'est bien ce que font tous les fanboys de KyoAni avec Keyon non?Sinon Jacut je comprends ta deception en tant que fan d'Adachi ( en fait, ne le dites a personne mais j'ai vu que TOUCH et j'ai quelques bribes de Miyuki - Une Vie Nouvelle -.En fait j'ai eu le sourire au lèvres pendant tout l'épisode. Jusqu'a que je voie, bah le drame quoi. Alors ouais j'ai été plus que surpris, mais pas ému pour un clou. Et après je me suis rappelé que d'apres les reviews que j'ai lu, le drame arrive à la fin du premier tome. " Mairde, ils ont juste massacré l'oeuvre en fait ". Ouais parce que la ce qu'ils ont fait c'est même pas de réduire les 8 premiers épisode de Gurren-Lagann à deux, c'est réduire les 26 premiers épisodes de TOUCH a 10 ou les 6 premiers épisodes de Major a 1. Rien que le temps que Kou met pour pleurer, dans un TOUCH, ça aurait facilement pris un épisode franchement.Puis l'épisode 2, O SURPRISE, ils nous foutent des flashbacks de l'enfance de Wakaba et Kou. Alors ouais ça fait tres TOUCH, fanservice toussa toussa ( Manquerait plus que les t-shirts K et T, sauf que c'est K et K donc ça le fait pas. ), mais c'est pas un peu en retard? On voit par exemple un duel entre Kou et la soeur a Wakaba dans l'épisode 2, ce qui aurait été marrant, c'est de voir dans quelles circonstances ils se sont trouvés face à face, et je devine bien qu'avec Adachi celles-ci devaient être bien marrantes.Mais quand même la réalisation reste assez correcte, bon ouais, je m'attendais à un truc vachement plus pastel, mais le cast de seiyuu est bon ( Putain je pensais pas que la vois de Suzaku Asuuka irait si bien à Kou ), et les musiques... Les musiques *___*Avis mitigé quoi. La suite sera certainement bonne mais la base est vraiment tres faible a cause d'un choix assez incompréhensible de disséminer l'enfance de Kou en flashbacks.

FFenril 21/04/2009 23:56

Ben je suis pas vraiment d'accord pour Cross Game non plus ayant plutôt apprécié l'épisode, mais il m'a aussi fait penser que je ferais mieux d'aller lire le manga, parce que le tout a manqué d'impact a mon goût. Et même si je pense que ça peut valoir le coup animé ("comme ça", c'était un bon premier épisode, d'où mon sentiment que tu exagère), je pense plutôt me faire le manga pour découvrir l'histoire.Ceci dit c'est cette foule d'éloges pour Higashi no Eden auquel il m'a paru plus important de réagir, limite en faisant cette confiance aveugle au staff du monde appelait déjà ça un chef-d'oeuvre avant que ça commence... Pour l'instant moi je n'ai pas passé un mauvais moment mais je suis loin d'être convaincu, l'execution n'est pas fantastique, ça tarde à se mettre en place, les facilités avec le personnage de la fille font qu'on est arrivés trop "facilement" la situation dans laquelle on est au bout d'un/deux épisodes, et jusque là j'ai trouvé l'éxécution plutôt poussive. Mais bref, surtout, ton paragraphe final donne vraiment l'impression d'avoir analysé en profondeur une série génialissime... Alors que tu te plantes peut-être complètement, étant donné qu'on en est qu'à 1/6e de la série... Et encore, faut penser au film ensuite. Je veux bien que tu veuilles communiquer de l'enthousiasme, tout ça, dans ces impressions, que tu croies énormément en Higashi no Eden, mais là, à 2 épisodes d'une série, c'est fantastiquement ("Quelle est la limite de l'animation japonaise?"), incroyablement exagéré!