ZegaPain

Publié le par Jacut

Série de romance, mechas du premier semestre 2006 - 26 Episodes?

Sorti durant la première saison 2006, cet animé de Sunrise (Macross, Gundam, Escaflowne et BEAUCOUP d’autres) adapté d’un jeu vidéo sur X360 est à la fois un animé de « romance » mais aussi un animé de « mechas », et là où l’animé fait très fort, c’est que l’on voit nettement la différence entre les deux, puisque les personnages évoluent dans deux mondes très différents. L’un des mondes est le théâtre de combats sanglants où l’humanité a disparu et où seuls survivent des intelligences artificielles, alors que le second, qui ressemble au notre, voit les héros vivre leur vie dans un lycée, et tourne rapidement à l’animé dit de « romance ». Ce monde représente la normalité pour le héros, qui se reconnaît plus dans ce monde que dans ce qu’il nomme le « monde virtuel ». De plus, dans les premiers épisodes, le héros joue à un jeu vidéo (le ZegaPain de la X360 évidemment !) ressemblant trait pour trait à ce monde virtuel, et il en vient lui-même à confondre les deux mondes et à se poser nombre de questions existentielles, avant que la réalité ne le rattrape…

On part donc sur des bases similaires à Matrix (le premier inutile de préciser, les deux suivants étant d’immondes tas d’ordure financiero-commercialo-télévisuels…), mais en étant plus plongé dans le dilemme -du très bon- héros, Sogoru Kyo. Finalement, le scénario se centre beaucoup sur les personnages et leurs relations avec les deux mondes, ce qui est très appréciable. On note aussi une très forte montée en puissance dans le scénario de ce ZegaPain, autant j’étais sceptique lors des premiers épisodes malgré un potentiel certain -je pensais qu’il serait difficile pour les créateurs de la série de sortir de l’ornière dans laquelle ils étaient rentrés en plaçant la série dans un créneau identique à un film aussi connu que Matrix, et surtout je doutais de la capacité des scénaristes à nous étonner, surtout vues les nombreuses lourdeurs du début- mais en fait, tout coule de source à partir du sixième épisode voyant les premières révélations sur l’univers de l’animé, et l’intensité augmente très nettement, au point que je me demande même jusqu’où cette série va aller tant elle s’améliore d’épisode en épisode. Des cotés très positifs donc, et pour ne pas changer, la bande originale est agréable à l’écoute et passe très bien, avec une mention particulière pour les deux génériques que je trouve extrêmement réussis.

Niveau réalisation, rien de spécial, c’est joli et bien animé, comme d’habitude avec Sunrise, mais sans plus. Disons que l’incrustation en 3D lors des phases de combats est plus qu’anarchique et peu esthétique alors que techniquement la série est plutôt classique et de bonne facture. Par contre, le character design est vraiment très beau (contrairement au mecha-design…), je trouve, et la mise en scène est très intéressante, sans transcender complètement son sujet, mais suffisamment bien faite pour que l’on puisse remarquer une petite touche du réalisateur (que je ne connaissais pas avant je dois l’admettre). Si on résume, on voit aisément qu’il y a une qualité certaine dans ce ZegaPain, mais au risque de me répéter, ce qui m’impressionne le plus est cette faculté de totalement trancher les deux histoires et les deux styles de la série, tout en les reliant finalement par l’intermédiaire du héros, pierre angulaire de la trame scénaristique.

Je ne sais pas pourquoi j’ai douté d’un animé signé Sunrise, peut-être est-ce dû aux premiers épisodes qui ne m’ont pas accroché, mais j’ai manifestement eu tort, et j’espère que la fin sera digne des épisodes diffusés en ce moment.

 

Si vous aimez l’un des deux styles, « romance » ou « mechas », je vous conseille de regarder au moins jusqu’à la moitié de la série car elle demeure assez particulière, et si vous appréciez les deux, foncez vous ne serez pas déçus !

Notation : Très Bon

Publié dans Série En Cours

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