Utawarerumono (The One Being Sung)

Publié le par Jacut

Série d’heroic-fantasy du premier semestre 2006 – 26 Episodes


Utawarerumono reprend les bases d’un RPG hentaï de LEAF (un des studios majeurs de ce style, déjà auteur de To Heart par exemple), la version animée nous faisant grâce des scènes érotiques du jeu pour l’instant. Leaf se place bien entendu dans le créneau soft du hentaï, à la Type-MOON (Tsukihime et Fate/Stay Night rien que ça !) en axant ses scénarii sur des personnages très attachants et psychologiquement évolués et une réalisation impeccable, les scènes « osées » étant des plus rares et amenées par un développement logique.

Le studio choisi pour l’adaptation du jeu est celui ayant déjà œuvré sur To Heart, Berserk ou Disgaea : Oriental Light And Magic, connu plus pour son animation controversée (qu’est ce que je suis magnanime aujourd’hui…) que pour les projets risqués dans lesquels il s’engage. Et je dois dire que ce qui surprend d’entrée est justement le soin apporté à l’animation et au design général, tous deux excellents… Une surprise dans le bon sens lors d’un portage du jeu vidéo au dessin animé est d’autant plus appréciable que ce n’est pas monnaie courante.

Esthétiquement très réussi, l’animé n’est cependant pas très varié au niveau graphique, mais les combats sont tellement bien réalisés et vivants (ce qui est EXTREMEMENT rare) et les images de synthèse tellement bien intégrées aux scènes de groupes qu’on laisse volontiers passer la similitude entre le chara design de certains persos. Niveau musical, la bande son est bonne, angoissante et mystérieuse parfois, joyeuse ou guerrière quand il le faut, sans être non plus fantastique.

Sur la forme, Utaware comme il convient de l’appeler, évoque les chroniques anciennes, tout en étant très moderne sur le fond. Il met en scène un homme amnésique au passé trouble et possédant un masque étrange qu'il ne peut enlever, appelé à devenir empereur d'un petit royaume où vivent des hommes-chats et autres hommes-oiseaux. L’aspect militaire et stratégique est bien géré sans devenir lourd et on note un bon équilibre entre un scénario assez complexe et des personnages psychologiquement intéressants, et qui ont tous un rôle à jouer dans l’histoire. Il y a une ambiance particulière dans cette série, une attention portée sur son univers. Elle semble habitée, comme vivante.

Les fils de l’intrigue sont d’ailleurs particulièrement bien conçus, et permettent un mélange de romance, guerre et aventure, chacun y trouvant finalement son compte. Aucun style ne fait de concession aux autres, la guerre est violente et mortelle, l’amour sublime et total et l’aventure mystérieuse et passionnante. En clair, du tout bon.

Je pense beaucoup de bien de cet animé, et le bilan que l’on peut dresser au milieu de la série est très positif -certes sans révolutionner le genre-, les créateurs et adaptateurs ont fait du très bon travail, classique et très efficace, et on est en droit d’attendre de grandes révélations et des chambardements dans le monde de ce Utawarerumono vu le générique d’introduction assez explicite (je n’ai jamais joué au jeu donc la surprise sera d’autant plus grande).

Notation : Très Bon

Publié dans Série En Cours

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