Kidou Senshi Gundam SEED CE 73 Stargazer (Mobile Suit Gundam SEED CE 73 Stargazer)

Publié le par Jacut

ONA de mechas de l’été 2006 – 3 Episodes

L’ONA (Original Network Animation !) est une nouveauté dans le paysage audiovisuel Japonais, puisque l’animé ne sort plus désormais à la TV ou en Vidéo (DVD), mais directement en haute qualité sur Internet. Ainsi, Sunrise a décidé d’être le précurseur de ce nouveau type de distribution avec Wings Of Rean (de Tomino) et la série que je critique aujourd’hui, Gundam SEED CE 73 Stargazer. L'équipe à qui a été confiée cette série est composée d’anciens scénaristes de Gundam SEED et Gundam SEED Destiny, et le réalisateur a aussi participé aux extraordinaires Crest/Banner Of The Stars en tant que storyborder !

Stargazer se déroule durant Gundam SEED Destiny (il se place donc comme un spinoff), sur le plancher des vaches et non dans l’espace, et donc approximativement 3 ans après le début de SEED, alors qu’un tsunami dévastateur provoqué par la chute de la colonie Junius Seven (évèneent orchestré je vous le rappelle par des sympathisants de Patrick Zara…) ravage la Terre et qu’une nouvelle guerre est sur le point d’éclater entre la ZAFT et la Fédération Terrienne.

Le premier épisode est un concentré de cataclysmes, de guerre, d’amour, de bravoure, tout comme ses prédécesseurs, mais l’on ressent un grand fatalisme chez les protagonistes, une résignation latente, comme si ils avaient accepté l’idée d’être en guerre et de mourir. Chose qui ne transparaissait pas dans Gundam SEED et Gundam SEED Destiny, étant donnée la jeunesse et la fougue des pilotes/héros principaux. Ceux de Stargazer connaissent les ressorts de la guerre, sont conscients de leurs actes et de leurs limites, et montrent beaucoup de maturité dans ce premier épisode, et rendent l’animé plus noir et plus dur. Oui, les héros sont des adultes pour la plupart…

Le scénario sera obligatoirement court (3 ONA de 17 minutes) mais intense vu le premier épisode. On ne peut pas trop juger du reste, sauf que, quoi que les héros aient fait, cela n’a pas changé le cours du monde (sinon on l’aurait su dans Destiny !). Ils ont peut-être néanmoins contribué à l’arrêt de la guerre, mais pas au niveau d’Athran, Kira, Lacus ou Cagalli. Le script semble tourner plus ou moins autour des enfants de la Fédération crées artificiellement, qui ont été un peu sous-exploités à partir du milieu de Destiny, et d’une certaine unité Phantom Pain… Il y a, de plus, dans cet épisode d’ouverture, quelques flash-back très bien sentis, ne reprenant en aucun cas des scènes des deux premières séries (ouf…).

Graphiquement exceptionnel, même pour une OVA (ONA devrais-je dire !) et même compte tenu du budget très important accordé par Sunrise à ses Gundam, ce Stargazer bénéficie d’effets de lumière superbes, d’une animation parfaite et de contrastes de couleur saisissants. L’apparition du Strike Noir à la fin de l’épisode n’est pas mauvaise non plus, assez classique mais efficace. Techniquement, c’est du tout bon. En plus, les musiques sont toujours aussi grandioses et symphoniques, pas de Toshihiko Sahashi (Simoun, Gunslinger Girl, Gundam SEED et Destiny) cette fois-ci mais une Megumi Oohashi, déjà responsable de The Third ou de Gundam MS IGLOO (sorte de digression sur le thème de la One Year War de Gundam 0079), qui confirme ici tout le bien que l’on pensait d’elle.

En résumé, Gundam SEED CE 73 Stargazer est glauque, puissant, dispose de qualités techniques et scénaristiques importantes, et le seul reproche qu’on peut lui faire pour l’instant est sa faible durée prévue d’à peine une heure pour l’intégralité de la série. Sinon, je n’ai pas vu de défaut majeur, et même pas de défaut tout court, c’est pourquoi je vous conseille de découvrir cette série absolument, surtout si vous voulez en prendre plein les yeux et ne pas vous ennuyer !

Notation : Excellent

Publié dans Premier Episode

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