Innocent Venus

Publié le par Jacut

Série de science-fiction de l’été 2006 – 12 Episodes

 

Innocent Venus est le nouvel animé de Brains Base, studio peu connu, et auteur de Gunparade March par exemple. J’avais été assez impressionné par la bande annonce il y a quelques temps, c’est pourquoi j’ai regardé ce premier épisode sans trop me poser de questions. Après tout, de la science-fiction post-apocalyptique sombre et violente c’est plutôt pas mal à priori, non ?

 

La série se déroule au Japon en 2010 après qu’une anormale quantité de cyclones se soient formés sur Terre, et aient ravagé la quasi-totalité du globe, faisant perdre à plus de 5 milliards de personnes la vie. Ayant atteint un stade technologique plus évolué que les autres pays, et ayant vaincu les assaillants de la nouvellement créée Union Asiatique, intéressés par la domination de la puissance militaire qu’est l’Archipel du Soleil Levant, le Japon est maintenant divisé entre les riches, « Logos » (qui disposent de la nourriture, des machines et du pouvoir) et les pauvres « Revenus » (dépourvus de tout). Séparés uniquement par une unité spéciale nommée « Phantom », surarmée et suréquipée, les deux nouvelles classes de citoyens sont à la limite de la guerre civile. Parmi les Revenus, l’on trouve un petit groupe de rebelles constitué de deux jeunes hommes, Jo et Jin, et d’une adolescente nommée Sana, détenant un pouvoir mystérieux recherché par l’armée. Elle est connue par les services militaires sous le nom de code « Venus »…

 

La première chose qui m’a frappé d’entrée est la qualité de réalisation vraiment hors normes. Les angles de vue sont bien choisis, la variation des couleurs est impressionnante, la lumière parfaitement maîtrisée et le timing impeccable. En vérité, la scène d’introduction est à la fois superbe et haletante comme j’en ai rarement vues.

 

Techniquement à classer dans les hauteurs de l’animation Japonaise, Innocent Venus bénéficie de décors somptueux et très réalistes, d’une animation fluide et dynamique pendant les combats, et d’un character design soigné, même si le studio Brains Base fait un peu trop dans la caricature parfois (mais j’y reviendrai).

 

En parlant de scènes de combats, on notera l’incrustation un peu manquée des mechas (mais qui ne semblent pas prépondérants dans le scénario, c’est pour cela que je n’ai pas classé la série comme animé de mechas) en images de synthèses et les très nombreuses références au premier film de Ghost In The Shell, tant dans l’animation que dans le style, exception faite de la symbolique par contre.

 

Niveau scénario, pas grand-chose à se mettre sous la dent pour l’instant, les héros sont recherchés par l’armée, ce qui promet de belles scènes de bataille et pas mal d’action, mais ce premier épisode met surtout en place l’atmosphère pesante et glauque du titre avant de développer les personnages ou le script. On a ainsi toute une phase d’explications sur le contexte historique ainsi que géopolitique et la dichotomie entre le monde des exclus, chaotique et violent, et celui des privilégiés, gouvernés par une junte militaire sanguinaire et totalitaire.

 

Au contraire des décors et du style réaliste qui est manifestement recherché par les auteurs, les personnages sont plutôt fantaisistes, surtout ceux de l’unité Phantom qui font un peu clichés. On verra comment tout ce beau monde évolue, mais je place un gros joker sur ce point. En fait, l’introduction des protagonistes n’est pas encore assez claire pour le moment pour que l’on puisse juger de leur évolution probable. Les seules indications que l’on ait, c’est que Jin est un gentil jeune homme aux cheveux gris qui veut protéger à tout prix Sana, une jeune fille aux cheveux roses et particulièrement sensible. Apparaît ensuite l’étrange Jo, jeune homme aux cheveux noirs, très discret et particulièrement doué avec les armes et les engins de guerre…

 

Les scènes dramatiques sont entrecoupées de moments comiques emmenés par le bouffon de l’histoire, Gora, ou psychologiques grâce au personnage de Jo, qui semble bien mystérieux… Globalement, l’animé est violent et rythmé, et mettra en scène de nombreux groupes aux idéologies et aux revendications bien différentes, comme toute œuvre post-apo qui se respecte ! Il est à noter aussi que ce premier épisode commence et finit sur une scène de combat, ce qui prouve clairement l’orientation de la série.

 

Ensuite, les influences sont à chercher du côté d’Akira évidemment (comme vous aviez pu vous en douter en lisant un peu le résumé de l’intrigue) pour son côté futuriste et chaotique et de Ghost In The Shell pour les quelques symboles que l’on voit éparpillés dans la planque de nos trois (quatre ?) rebelles de héros et les séquences d’action. Un autre joker est à mettre à l’actif des musiques, qui me semblent bonnes, tantôt tristes, belles, mystérieuses et orchestrales, et tantôt rapides et plus synthétiques lors des scènes d’action. A vérifier donc.

 

Au final, il demeure suffisamment de qualités dans ce Innocent Venus pour attirer mon attention et me donner envie de regarder la suite, mais le nombre de points d’interrogations (musiques, scénario, personnages, durée de la série) étant encore assez élevé, je ne peux pas lui mettre la note intermédiaire maximale. Belle initiative que ce premier épisode néanmoins, mais à confirmer !

 

Notation : Très Bon

Publié dans Premier Episode

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article