Nishi No Yoki Majo : Astrea Testament (The Good Witch Of The West : Astrea Testament)

Publié le par Jacut

Série d’heroic-fantasy du premier semestre 2006 – 13 Episodes

 

Créée par Hal Film Maker et adapté d’un roman (merci Mariemeia !) adapté lui-même en manga assez méconnu, Nishi No Yoki Majo : Astrea Testament avait attiré mon attention avant la sortie de son premier épisode lorsque j’avais remarqué sa fiche sur Anime News Network il y a quelques mois. Seul le scénariste Atsuhiro Tomioka, sort vraiment du lot dans l'équipe technique, ayant précédemment scénarisé Berserk, Chrno Crusade ou les nettement moins réussis Trinity Blood et Disgaea. Que pouvait bien nous réserver cette série sans trop de publicité ni de prétention a priori ? Je n’en savais absolument rien. Et puis j’ai vu le premier épisode. Et là j’ai pris une grande claque… En voici le résumé.

 

Firiel Dee est la fille d’un astronome et scientifique Païen, qui se trouve dans l’illégalité en vue de la religion d’Etat dominante qui vénère la Déesse Astrea. Le jour de son quinzième anniversaire, alors que son père est parti pour un long voyage d’observation des étoiles (qui ressemble plus à un exil), elle reçoit de lui un cadeau bien mystérieux : le collier de la princesse Edylin. Elle ne tarde pas à découvrir que ce collier appartenait en réalité à sa mère, et qu’elle est donc la prétendante légitime au trône, étant la fille qu’Edylin a eu avec le célèbre Docteur Païen. Et tandis que sa vie se transforme à jamais et qu’elle entre de plain pied dans les intrigues de la cour, son grand ami d’enfance et principal disciple de son père : Roux, est capturé par des hommes mystérieux qui le torturent et gravent sur lui la marque des hérétiques…

 

Nishi No Yoki Majo est en fait une sorte de pot pourri de plusieurs styles : aventure, romance, action (pour les phases de combats, ainsi que les phases stratégiques et militaires), sans jamais tomber dans le piège de sous-exploiter un des genres. Ici, tout est bien géré, et ressemble furieusement à un beau conte de fée romancé et littérairement bien conçu…

 

La réalisation est très shojo (avec les grands yeux plein d’étoiles et les joues roses, les grands et beaux chevaliers mis en valeur, la princesse charmante qui scintille etc...), mais surtout très classieuse, avec quelques plans assez agréables et osés de temps en temps, des effets de lumière absolument merveilleux et des angles de vue pas mal du tout dans l’ensemble. Le monde est très beau et on sent une cohérence et une maîtrise certaines de la part des créateurs, surtout grâce aux décors très fouillés et à la belle conception esthétique globale – un character design magnifique je trouve par exemple, et assez original-. Cette série est de l’art avant d’être un produit commercial et cela se voit d’entrée. Elle est même tellement belle parfois que l’animation montre quelques carences par moments, surtout lors des combats.

 

Niveau musical, Hikaru Nanase (Chrno Crusade, Noein, Scrapped Princess, rien que çà !) nous gratifie de son travail le plus exceptionnel jusqu’à aujourd’hui. La bande originale est tout simplement sublime, variée, et superbement orchestrée. Du génie à l’état pur. Et puis le premier générique, de nature assez grandiose, est bien mis en scène avec des paroles parfaitement représentées à l’écran, tandis que le second est, comme souvent, intimiste et plus doux, ils forment donc tous deux un atout indéniable pour la série.

 

Ensuite, les rebondissements sont nombreux et bien amenés, au menu : trahisons, sauvetages, faux-semblants et sombres secrets… Jusqu’aux dernières surprenantes révélations, le scénario est rondement mené et suffisamment mystérieux pour nous accrocher. Les créateurs savent exactement où ils veulent nous emmener, il n’y a donc pas d’approximations scénaristiques. Tout est bien développé pour une fois, et le scénario et les personnages sont bien imbriqués sans que l’un ne tire la couverture à lui comme on pourrait le croire au début.

 

Les relations ambiguës et subtiles entre les personnages sont une part importante de la qualité de la série, avec une très belle histoire d’amour pour couronner le tout. Firiel est un exemple de personnage féminin réussi, avec du caractère et aussi une nécessité scénaristique, tandis que Roux est très intéressant de par sa différence avec les autres personnages, il est une sorte d’antithèse à tout ce sur quoi l’univers de la série se base, et on pourrait détailler ici tous les héros tant leur personnalité a été méticuleusement développée.

 

Pour conclure, la thématique est bien traitée globalement, et repose sur un ensemble de contradictions : la science et la religion, l’homme et la femme, la noblesse et la roturerie, le trône des ténèbres et celui de la lumière, l’artificiel et le naturel, la tradition et la modernité, l’unité et le chaos. C’est donc toute la dualité et la complexité de l’être humain qui est abordée dans cet animé.

 

Finalement il y a à peu près tout ce que j’aime dans Nishi No Yoki Majo : Astrea Testament. Et même si la durée peut paraître courte, je pense que les auteurs nous ont montré tout ce qu’ils voulaient et ont bien pensé leur oeuvre, malgré une fin un peu abrupte et laissant des questions en suspens. Alors certes la série n’est pas vraiment clôturée et elle aurait pu aller plus loin vu son potentiel énorme, mais la probabilité d’une suite est proche du néant et puis on a l’impression d’avoir appris des choses après avoir suivi cette magnifique histoire. Enfin personnellement, je ne regrette pas de m’être investi dedans en tous cas.

 

Notation : 9/10

Publié dans Série Achevée

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Jacut 06/08/2006 12:07

Merci de ta précision, je n'avais pas trouvé tant d'infos que ça sur la série :/ Je vais le rajouter du coup!

Mariemeia 06/08/2006 03:37

C'est une tres bonne presentation de la serie que tu fais la; en tout cas j'ai egalement beaucoup aime cet anime, qui mele un peu de tout. Et j'adore les dessins. ^^Sinon tu dis que c'est adapte d'un manga, mais en fait c'est adapte d'un roman (dont il y a eu effectivement une adaptation en manga, avant la sortie de l'anime).