Project Blue Earth SOS

Publié le par Jacut

Série d’OAVs de science-fiction, enquête de l’été 2006 – 6 Episodes

 

Tirée de l’oeuvre originale de Shigeru Komatsuzaki créateur de SF Japonais bien connu (enfin au Japon, personnellement je n’avais jamais entendu prononcer son nom…), Project Blue Earth SOS (le nom ridicule est voulu ne vous inquiétez pas !) est une série de 6 OAVs de 45 minutes dont le premier épisode est sorti en juillet. Réalisée par Tensai Okamura, déjà directeur de Wolf’s Rain et scénariste de RahXephon et Cowboy Bebop, et produite par le studio A.C.G.T (Kino No Tabi), cette série a tous les atouts en mains pour être reconnue. Mais PBESOS, de quoi ça parle exactement ?

 

En 1995, l’humanité crée le réacteur G-Reactive, et un avion de combat piloté par l’as de l’armée de l’air US nommé James est chargé de son premier essai en orbite pour prouver sa fiabilité. Après un test réussi, une étrange lumière inonde l’avion et celui-ci disparaît mystérieusement dans l’espace, au grand dam du Capitaine Clayton et du scientifique le Docteur Brest, tous deux responsables de la mission. 5 ans plus tard, les jeunes Billy Kimura, héritier d’une fortune colossale dans l’aéronautique et génie précoce, Lotta Brest, fille du professeur Brest, et Penny Carter, un jeune homme brillant accompagné par son chien Washington, sont témoins de la disparition non moins mystérieuse du premier train équipé de la technologie G-Reactive, toujours accompagnée d’une lumière proche de celle d’un arc-en-ciel. Ils rencontrent alors le capitaine Clayton, révoqué par l’armée et dénigré par ses supérieurs, qui leur explique sa théorie selon laquelle des envahisseurs extraterrestres sont derrière ces enlèvements et tentent de ravir aux êtres humains toutes leurs technologies les plus avancées…

 

Le mélange de futurisme et de vieilleries est d’emblée assez remarquable, et reprend les grands axes de l’animé d’enquête à l’ancienne, d’aventure, et d’anticipation de type invasion extraterrestre. Les personnages semblent être bien clichés, mais soyons magnanimes, ils représentent bien leur archétype, et l’originalité du titre ne se joue pas sur la psychologie, loin de là. Après tout, nous sommes devant un bel animé d’aventure au rythme élevé et adapté au grand public ou aux amateurs de vieux films et vieilles séries !

 

Techniquement, malgré une réalisation tout ce qu’il y a de plus classique, l’animation s’en sort très bien (OAV oblige… plus de moyens, plus de temps, plus de qualité en général), et le design est très agréable et représente bien l’aspect Américain du titre. Mention spéciale aux musiques qui éclaboussent nos oreilles par leur beauté et leur originalité. Mishiru Oshima (Fullmetal Alchemist) a su retranscrire à la perfection l’atmosphère de l’animé grâce à sa bande son superbement rétro et orchestrale.

 

L’intrigue n’est pas très recherchée et ne sera pas de la plus grande profondeur que l’on ait vue, mais suffira amplement à contenter le spectateur. Les scénaristes nous proposent ici un pot pourri de tous les styles évoqués plus haut, c’est bien simple, on n’échappe à rien : les agents secrets en filature pour l’armée, les envahisseurs déguisés en humains, les héros férus d’inventions saugrenues, la base secrète construite sous la ville, les méchants OVNI, le père de l’héroïne qui est un scientifique de génie (mais sans avoir crée de mécha cette fois-ci comme dans les super roboto animés !), le jeune extra terrestre qui tente de communiquer avec les humains etc etc…

 

Cette série évoque donc furieusement la littérature de science-fiction des années 40/50 aux Etats-Unis (l’endroit où se déroule la série d’ailleurs, tiens tiens…) ou les films des années 50/60, en particulier « La Guerre Des Mondes » de H.G Wells. De plus, une autre influence est à chercher du côté des animés des 70’s avec les personnages archétypaux, les sauvetages toujours in extremis, l’intrigue policière et la science-fiction vieillotte. Par exemple, la coupure publicitaire (on a ici affaire à une OAV qui est aussi sortie à la TV… étrange…) au milieu de l’épisode où une voix off nous sort un speech rétro à souhait qui fait office de transition sur une image fixe plutôt sympa. Finalement, PBESOS évolue un peu dans le même registre que Big O, en évidemment plus abouti.

 

Etant une série d’aventure/SF/enquête, le rythme est très élevé, que ce soit au niveau des révélations ou de l’action, et il se passe une foule de choses dans ce premier épisode, et on a même l’impression de rentrer dans le vif du sujet sans passer par l’obligatoire phase de présentation des personnages (le générique d’intro s’en charge très bien remarquez !). Ce qui n’est pas plus mal de mon point de vue. Rythme effréné, scénario qui évolue rapidement, de nombreuses surprises, une action bien faite, nous sommes devant du spectacle de qualité, aucun doute là-dessus, au détriment de la mise en scène parfois, qui ne sort malheureusement pas de l’ordinaire. On ne peut pas tout avoir.

 

On sent que les auteurs s’amusent manifestement à nous ressortir toutes leurs trouvailles du grenier, et à mixer un maximum de styles oubliés, et ça marche ! Et très bien même si on ne recherche pas la réflexion à outrance ou l’originalité à tout prix. Si vous voulez passer d’agréables moments devant une série de bon goût, délicieusement rétro, avec un spectacle vraiment dépaysant et plein de rebondissements, Project Blue Earth SOS est fait pour vous !

 

Notation : Très Bon

Publié dans Premier Episode

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