xxxHolic kei :
Techniquement, on est au niveau de la première saison, bien dans les scènes rapides et les scènes d’action, mais pas top dans des scènes plus secondaires un peu bâclées. Comme le scénario de ce début de saison suit une trame assez longue, le côté épisodique disparaît quelque peu, ce qui rehausse l’intérêt de la série je trouve.
Sinon, rien de spécial à ajouter, on est dans la droite ligne des séries de mystère/folklore japonais de Clamp, le charisme de Yuuko en plus, avec un soin tout particulier porté sur la mise en place de l’ambiance et des relations entre un nombre réduit de personnages. Tout comme la première saison, j’adhère à xxxHolic, que je classe dans les très bonnes séries du printemps et que je suivrai avec plaisir.
Excellent (8,5-9,5/10)
Special A :
Le troisième anime produit par Gonzo cette saison, et encore un anime moyen. Special A est une comédie romantique au design vraiment bizarre et à l’animation pas toujours assurée réutilisant tous les vieux poncifs du genre : un couple que tout oppose au début de l’histoire, un lycée où les héros sont rangés dans la classe des surdoués (beaux, riches et intelligents) etc…
Rien de transcendant en somme à se mettre sous la dent, même les musiques sont moyennes, mais probablement que les fans se retrouveront dans cette série qui ne prend pas la tête, d’un conformisme à toute épreuve, et sans réelle qualité qui le distingue de la masse des animes sortis ce printemps.
Ce premier épisode m’a profondément ennuyé, on a l’impression d’être devant un sous KareKano sans la réalisation d’Anno, sans le côté psychologique, ni une romance digne de ce nom, et je ne doute donc pas que la suite soit du même acabit : anecdotique.
Moyen (5,5-6,5/10)
Zettai Karen Children :
Hmmm en voilà un anime étrange… Mélange entre anime parodique et magical girls, tout en empruntant un schéma similaire à celui
de Powerpuff Girls, Zettai Karen Children est une série bien speed et déjantée (pas autant que Kyouran Kazoku Nikki néanmoins) qui dispose d’une animation et d’un chara design assez médiocres,
mais se laisse regarder grâce à quelques personnages bien sentis (une des héroïnes fait immédiatement penser à Konata de Lucky Star et le méchant du premier épisode est… hum, comment
dire ?).
En bref, un anime sympatoche destiné aux otakus purs et durs qui s’ennuient (et oui il y a facilement une quinzaine d’animes plus intéressants sortis ce printemps…), avec des gags vus et revus
mais comme la série ne se prend pas au sérieux et que la bande originale est plutôt classe, on peut lui pardonner ce genre d’approximations.
Bon (6,5-7,5/10)
Vampire Knight :
Haha, encore un anime polémique, j’aime ça. Le dernier né du studio DEEN, Vampire Knight, est issu d’un manga shojo bien connu des adolescentes, et présente le monde des vampires sous des traits à la fois humains et romancés (ce qui est quand même le propre du genre, souvenez-vous des œuvres d’Anne Rice !) dans une vision traditionnelle du genre avec les décors gothiques, l’opposition entre les suceurs de sang et les mortels etc…
Niveau réalisation, j’aime bien le design même si je ne suis pas un grand fan des shojos (qui l’aurait cru ? ;)), et l’animation est tout juste moyenne. Par contre, je dois avouer que le côté sérieux et dramatique du titre m’attire et je trouve que les relations entre les personnages sont plutôt bien construites dans cet épisode introductif.
Il y a donc un certain potentiel dans cet anime qui sera probablement exploité sur le long terme et j’ai bien envie de tenter la suite pour voir exactement à quoi tout cela va ressembler, et ce, malgré les légions de commentaires de fangirls sur les différents sites dédiés aux animes et qui me font déjà regretter d’avoir commencé cette série.
Bon (7-8/10)
Allison and Lillia :
Bon je ne vais pas y aller par quatre chemins, Allison and Lillia était l’anime que j’attendais le plus cette saison, et non seulement il ne m’a pas déçu, mais en plus il a dépassé toutes mes espérances. Adapté de deux light novels de Keiichi Sigsawa, créateur de Kino no Tabi, et diffusé sur la NHK (quand même), ce titre en met plein la vue dès le superbe générique d’intro avec ses couleurs somptueuses et son animation de haut niveau qui fait honneur au studio Madhouse.
Le rythme est tantôt lent tantôt rapide, mais dans tous les cas très bien mené, les personnages sont absolument fantastiques (ahhh Allison…) et les thèmes abordés comme l’aventure, la guerre, l’aviation etc… le rapprochent d’un Porco Rosso de Miyazaki, c’est dire ! Bien entendu, la musique est grandiose et accompagne à merveille l’action, et le scénario semble aussi riche en questionnements et en réflexion que celui de Kino.
Pour finir, la série sera sûrement divisée en deux parties, avec d’un côté l’histoire d’Allison, et d’un autre l’histoire (postérieure chronologiquement) de Lillia, et j’attends donc avec impatience la suite des évènements. Allison and Lillia est donc une bonne bouffée d’air frais pour cette saison, au même titre que mon autre série fétiche sortie récemment : Kure-nai.
Excellent (9-10/10)
A bientôt pour un nouvel article sur Soul Eater, Kyouran Kazoku Nikki, Golgo 13, Amatsuki et Crystal Blaze.
Comme j'ai quatre jours de vacances avant mon futur stage chez un éditeur bien connu d'animes à Paris, et que, miracle, ces quatre jours coïncident avec le début de la saison d'animation printemps 2008, je me suis dit "et pourquoi pas parler un peu des nouveaux animes que j'ai vus sur mon blog ?". Me voilà donc de retour après une longue absence pour vous présenter la vingtaine de séries dont j'ai vu le premier épisode (et parfois le second), en commençant aujourd'hui par Macross F, Tower of Druaga, Kure-nai, Blassreiter et Code Geass R2. Bonne lecture !
Macross Frontier :
On commence par le dernier opus de la célèbre saga SF de Shoji Kawamori, le très attendu Macross F, réalisé par le studio
Satelight (Arjuna, Aquarion, Noein…). Le premier épisode était sorti pour Noël dans une version « Deculture » un peu différente de la version de ce printemps (un tiers de modifié quand
même !) et avait déjà fait parler de lui en bien à cause de qualités de production assez hallucinantes et du fameux buzz « nyan nyan ».
On a donc droit d’entrée à une animation somptueuse et des scènes d’action comme j’en ai rarement vues, ainsi qu’une réalisation largement au dessus de ce que l’on nous propose à l’heure
actuelle. Le scénario est déjà bien en place après deux épisodes, tout comme les personnages, qui, si ils ne sont pas particulièrement novateurs, rentrent bien dans les archétypes Macross avec
comme d’habitude un bon vieux triangle amoureux (et deux très bons personnages féminins d’ailleurs), la chanson comme thème important etc... A noter d’ailleurs que la bande originale est signée
Yoko Kanno et que la dame (qui revient ici à ces premières amours : le classique) s’est cette fois encore surpassée, car à l’écoute des premiers thèmes j’ai l’impression d’entendre du Brain
Powerd ou du Escaflowne, c’est dire.
Pour résumer, Macross F, c’est de la bonne grosse production très réussie, bien plus que Gundam 00 il y a quelques mois, avec des sentiments, de l’action, de la SF, un rythme très élevé, en bref,
que du bon. La série prend directement place derrière les excellentissimes Macross et Macross Plus, mais finira selon toutes probabilités bien au dessus du récent Macross Zero, du moyen
Macross 7 et du décevant Macross II. A voir sans hésiter.
Très bon (8-9/10)
Tower of Druaga :
Issu d’un très vieux jeu d’arcade de Namco des années 80, Tower of Druaga : The Aegis of Uruk est le premier anime à être
diffusé directement en streaming le jour même de sa diffusion TV au Japon, et ce, après sous-titrage professionnel en anglais par son studio de production (Gonzo) et BOSTV. Cette solution est
proposée par Gonzo pour contrer à long terme le fansub et pourrait bien devenir une alternative à celui-ci, revêtant donc un intérêt certain pour l’industrie de l’animation japonaise.
Si l’on enlève le côté business et que l’on s’intéresse à l’anime proprement dit, ToD (tiens ça me rappelle un joueur de War3 ça) commence par un premier épisode parodique du meilleur goût dans
un univers heroic fantasy assez classique, puis enchaîne sur un second beaucoup plus normal. Autant le premier épisode m’a fasciné par son ambiance et son intelligence, autant le deuxième m’a
paru totalement moyen, car plus sérieux et du coup, moins original.
Les personnages ne sont en effet pas transcendants, le scénario est vraiment basique pour l’instant et même si j’ai l’impression que Gonzo a prévu pas mal de surprises pour la suite (un épisode
« normal » était par exemple diffusé sur des réseaux vidéo japonais en parallèle du premier épisode parodique qui se déroulait dans le rêve du héros, et le second contient une scène de
fausse romance que j’ai trouvé assez réussie) et que je sens un certain potentiel en cette série, je vois mal dans quel sens ça va évoluer pour le moment.
En plus, le fait que l’anime soit produit par Gonzo ne me donne absolument pas confiance pour la suite (j’ai une aversion récurrente pour ce studio et ses productions médiocres), mais rien que
pour le format de diffusion, je vais probablement continuer à regarder cette série somme toute sympathique, car il est totalement impossible de regarder la seconde série de Gonzo en streaming
légal actuellement de toutes façons.
Bon (6,5-7,5/10)
Kure-nai :
Ahhh Kure-nai ! Mon petit chouchou de ce début de saison printemps est produit par le très bon studio Brains Base (Baccano, Kamichu, Innocent Venus…), qui réussit ici un tour de force aussi
bien artistique que technique quasi miraculeux.
Doté de palettes de couleurs, de chara designs et d’une qualité d’animation à faire pâlir d’envie le studio Ghibli (si si, à ce point là…), Kure-nai est adapté d’une série de nouvelles et donne
la part belle aux références littéraires, le « Dit du Genji » en tête (hum hum, Murasaki ?) et au développement de personnages aussi réalistes que subtils. La relation entre
Shinkurou et Murasaki sera d’ailleurs sûrement le point le plus important de la série, c’est pourquoi elle est si minutieusement travaillée. En plus, les deux premiers épisodes nous
présentent toute une galerie de personnages secondaires très attachants, et l’on se sent comme immergés dans l’œuvre après seulement quelques minutes de visionnage, c’est dire la qualité de cette
série.
Que dire d’autre, à part que le scénario s’annonce comme très mystérieux et prenant et que les deux génériques sont très originaux et donnent une envie folle d’en voir plus de ce petit
bijou ? Un des trois incontournables de la saison, et pour l’instant, la série la plus prometteuse.
Excellent (9-10/10)
Blassreiter :
Bon je ne vais pas m’étendre sur cette « série » diffusée elle aussi en streaming sous-titré légal. C’est du Gonzo dans ce que le studio a de plus mauvais (c’est dire…), un univers
glauque par le réalisateur d’Angel Cop et Gantz (super) qui met en scène un motard justicier et ses potes qui chassent des démons dans un univers futuristique, le tout en images de synthèse
immondes (Gonzo nous a habitués à mieux quand même) et en 2D mal maîtrisée, avec une animation saccadée et des personnages d’une platitude incroyable. De la mauvaise SF violente sans scénar’ et
avec des persos minimalistes qui nous rappelle pourquoi le grand public a encore des préjugés sur l’animation japonaise. Pas besoin de deux épisodes pour détester cette série, non, un demi voire
un tiers suffit amplement. A la trappe.
Faible (3,5-4,5/10)
Code Geass R2 :
Que dire qui n’a pas déjà été dit sur cette série ? Code Geass, c’est un peu l’émotion et l’action portés à leur paroxysme, un mélange de Clamp pour le design et de ce que Sunrise a de meilleur pour l’animation, avec une réalisation de Goro Taniguchi (plus dans un style s-CRY-ED que PlanetES), un héros Yagami Light-esque (entendez pseudo Shakespearien) et des filles superbes qui pullulent un peu partout sur l’écran. Une sorte de Gundam SEED en plus commercial et original en somme (comme si c’était possible…).
Et bien la seconde saison ne déroge pas à la règle, on a de tout ici, un scénario percutant et bien inspiré (malgré ce que
diront certains ;)), un rythme ultrarapide, des myriades de personnages hauts en couleur, une overdose de Karen, des révélations dramatiques à longueur d’épisode et un maelstrom visuel
ébouriffant qui donnent au final une série ressemblant plus à un rouleau compresseur qu’à un simple anime.
Au moins, Sunrise sait comment se servir de son immense budget, et le fait avec classe, tout le monde pourra en convenir, que l’on soit fan ou pas. Les seules nouveautés sont finalement les
génériques que je trouve très bons, surtout l’opening (je sais je suis le seul mais tant pis), mais l’ending se défend pas mal aussi avec ses jolies illustrations de Clamp.
Ma recommandation ne sera donc pas très originale, si vous avez aimé la première saison, sautez dessus, le premier épisode est un semi recap, semi reprise du premier épisode de la première saison
(peu original donc), mais le deuxième, totalement original, vaut complètement le détour tant il fait avancer le scénario et les relations entre les personnages. Pour être bref, on se retrouve
comme prévu devant un gros Sunrise qui sait attirer des hordes de fans comme peu de séries peuvent le faire.
Excellent (8,5-9,5/10)
A demain pour une présentation de xxxHolic kei, Special A, Zettai Karen Children, Vampire Knight et Allison and Lillia
!
Classement des séries d’animation
1 - Shin Seiki Evangelion (Neon Genesis Evangelion)
http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/anime.php?id=49
La série qui m’ait le plus influencé durant mon adolescence, la plus révolutionnaire qui soit, le second impact de l’animation, et le chef d’oeuvre d’Hideaki Anno. Psychologique, prenante, complexe, puissante et construite à la perfection, aucune autre série ne l’égalera jamais à mes yeux.
2 - Kidou Senshi Zeta Gundam (Mobile Suit Zeta Gundam)
http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/anime.php?id=1381
Le meilleur opus de la plus grande saga de l’animation japonaise, Zeta est sorti 6 ans après la première série Gundam et la dépasse sur TOUS les points. Le scénario est l’un des plus monstrueux et denses que j’ai jamais vus, et Camille Bidan est sûrement le plus beau héros de l’histoire de l’animation japonaise. Le grand Yoshiyuki Tomino au sommet de son art.
3 - Gankutsu Ou (The Count Of Monte Cristo)
http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/anime.php?id=4194
Une des toutes meilleures séries sorties depuis Eva (avec Haruhi et Death Note), par Mahiro Maeda sur le thème du comte de Monte-Cristo et dans un setting science-fiction. Le design est très osé, la technique est phénoménale et le tout est réalisé de façon magistrale par le nouveau génie de l’animation japonaise (après Blue Submarine 6 et The Second Renaissance d’Animatrix). Très original, grandiose et parfaitement exécuté avec une touche de génie en somme.
4 - Death Note
http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/anime.php?id=6592
Le gros animé actuel et probablement l’un des thrillers psychologiques les plus inventifs et intenses jamais crées. Encore supérieur au manga grâce à l’ambiance si particulière procurée par les musiques et la réalisation technique de haut niveau. A découvrir d’urgence car la série n’en est qu’à ses débuts à la télévision japonaise.
5 - Seikai No Senki (Crest Of The Stars)
http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/anime.php?id=14
6 - Haruhi Suzumiya No Yuutsu (The Melancholy Of Haruhi Suzumiya)
http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/anime.php?id=6430
La revelation de l’année 2006, le must de l’animé de comédie/science-fiction/romance mélangeant les trois styles avec bonheur et brio. D'ores et déjà classique.
7 - Fushigi No Umi No Nadia (Nadia : The Secret Of Blue Water)
http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/anime.php?id=48
L’une des trois séries majeures d’Hideaki Anno (on aura compris que je le trouve génial ce type à la longue…) avec Gunbuster et Evangelion. Nadia est ainsi l’archétype de la série d’aventure épique et inspirée de tonnes des références opportunes comme Jules Verne par exemple. Les héros Jean et Nadia sont fabuleux eux aussi, et seuls quelques épisodes inutiles en début de seconde saison empêchent la série de rentrer dans mon top3. Pour le reste, on est au niveau d’Eva, et la conclusion est –comme d’habitude avec Anno- merveilleuse.
8 – Ghost In The Shell : Stand Alone Complex
http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/anime.php?id=910
L’adaptation TV des mythiques mangas et films est d’une qualité rarement vue. Au dessus du lot sur tous les plans, j’ai particulièrement apprécié la seconde saison, encore plus complexe et engagée que la première et à l’ambiance philosophique, sombre et futuriste encore plus poussée. Les idées reprises dans cette saison m’ont presque évoqué par moments du Yukio Mishima, l’un de mes auteurs favoris. Une très grande série, tant sur le fond que sur la forme.
9 - Paranoia Agent
http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/anime.php?id=3169
La seule série à ce jour de Satoshi Kon (Paprika, Millenium Actress, Perfect Blue...), qui, comme d’habitude, traite de la relation entre la fiction et la réalité dans un Japon actuel empli de peurs et de frustrations. Le maître, toujours épaulé de sa mise en scène parfaite, mène une critique acerbe de la société de son pays et nous perd dans les méandres de ses pensées dans cette courte mais intense série, à la fois désespérée et drôle.
10 - Hachimitsu To Clover (Honey And Clover)
http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/anime.php?id=4975
Le must de la série romantique, la première saison étant plus axée comédie/poésie et la seconde sentimentale/dramatique (c’est pourquoi je préfère la première certainement). Une série incoutournable, aux personnages très réalistes, faibles mais incroyablement courageux, et à l’ambiance si douce et chaleureuse, touchante et poignante. A voir absolument.