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Après un bon mois de procrastination, voici condensé dans ce traditionnel top 10 de l'année 2009 le résultat de tous mes visionnages de l'année dernière et d'intenses (hum?!) efforts pour tenter d'écrire quelque chose de correct dans le train ou le soir après le boulot. Même si c'est peut-être le dernier article que j'écris sur ce blog, je tenais quand même à vous faire partager une dernière fois ma vision de l'année animée 2009 et des séries qui l'ont faite.


1- Higashi no Eden

 

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Comme pressenti bien avant la sortie du titre, le chef d’œuvre absolu de l’année est bien la nouvelle série de maître Kamiyama (« GITS : SAC et 2ng Gig », « Seirei no Moribito »…) et Production IG, une nouvelle perle de la SF adulte japonaise mêlée de josei haut de gamme made in Chika « Chica » Umino (« Honey and Clover », « March Comes in Like a Lion ») pour les personnages avec des génériques hallucinants de Oasis et surtout de la révélation School Food Punishment. Je n’ai pas grand-chose d’autre à ajouter à part qu’« Higashi no Eden » est facilement un ou deux tons au dessus de toutes les autres sorties de l’année et un des sommets de la décennie. Plus d’infos ici lors de ma review des deux premiers épisodes, qui finalement, devient ma critique définitive de l’anime (et oui, comme souvent, j’avais vu juste :)).

 

 


2- Kimi ni Todoke

 

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Autre demi-surprise, je placerai à la seconde place un autre Production IG, « Kimi ni Todoke », la superbe série romantique adaptée du manga sorti en France sous le nom de « Sawako » (« Reaching You » en anglais). Emmenée par un scénario doux et simple comme un pétale de fleur, « Kimi ni Todoke » est un « coming of age » lycéen assez sublime sur le thème de la différence et de l’acceptation de l’autre avec un ensemble de personnages très attachant et particulièrement réussi. Mamiko Noto livre en plus une interprétation de l’héroïne Sawako « Sadako » Kuronuma vraiment impeccable. Les décors pastels à la « Nodame Cantabile » et le propos à la fois adolescent et mature ainsi que la justesse des dialogues et des relations entre les personnages finissent de nous conquérir. Pour résumer, une série fraîche, douce, sensible et simplement belle, remarquablement bien mise en scène où chaque épisode apporte sa pierre à l’édifice. L’un des shojos les plus honnêtes et les plus fins que j’ai vu, transcendé en plus par un staff de Prod IG en état de grâce. Prod IG qui a décidemment sorti une année assez incroyable qualitativement parlant, là où les traditionnels grands studios d’animation ont pour la plupart sombré ou ont préféré faire l’impasse sur les séries TV vu l’état actuel du marché.

 



3- Kemono no Souja Erin

 

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Pour conclure ce podium des meilleures séries 2009, encore un Production IG, et encore un genre différent, avec cette fois-ci l’heroic fantasy et « Kemono no Souja Erin » (littéralement « Erin, la dompteuse de bêtes »). Adapté d’une série de romans écrite par Naoko Uehashi, l’auteur de « Seirei no Moribito » par le réalisateur Takayuki Hamana (le très bon « Toshokan Sensou » de l’année dernière), Erin est mon énorme coup de cœur de l’année, que j’ai d’ailleurs failli manquer comme beaucoup. En effet, son style graphique très enfantin (NHK oblige) et son introduction très lente étalée sur 6 ou 7 épisodes ont rebuté pas mal de fans d’anime, mais au vu de son développement exceptionnel, de sa puissance émotionnelle intense lors de certains épisodes (raaah le vol du Beast Lord qui fond sur sa proie dans l’épisode 13, LA scène essentielle de l’année !) et surtout de son héroïne formidable – sans doute le meilleur personnage de l’année -, vous aurez compris que je vous recommande chaudement cette série. Car oui, « Kemono no Souja Erin », plus encore que « Seirei no Moribito », est, sous ses airs de simple anime pour enfant, l’archétype de la série d’heroic fantasy mature et humaniste. Avec ses personnages réalistes et sans prétention, sa mise en scène d’une pureté rare et son intrigue grandiose mais simple, Erin, la petite fille du peuple du bouillard aux cheveux verts (qui deviendra une belle et forte jeune femme plus tard dans la série), saura sûrement charmer n’importe quel spectateur un tant soit peu exigeant aimant les animes et l’heroic fantasy. Encore une réussite éclatante pour Production IG en cette année 2009 qui était clairement la sienne.

 



4- Zoku Natsume Yuujin-Chou

 

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La suite de l’excellent « Natsume Yuujin-Chou » (« Le Pacte des Yokai » en français), parce qu’encore meilleur que la première série, se retrouve sans surprise dans le top 5 cette année. Toujours aussi touchant et beau, alternant les passages drôles (Nyanko-sensei !) et fantastiques, la seconde saison de ce magnifique « slice of life » de Brains Base (« Kamichu ! », « Kure-nai », « Spice and Wolf II ») a atteint sans peine le statut de référence absolue dans son genre. On en redemande et on n’attend plus que la suite des aventures de Natsume et de son familier légendaire sur les traces de sa géniale grand-mère Reiko !

 



5- Aoi Bungaku

 

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Voilà un projet bien ambitieux que cette adaptation de cinq grands classiques de la littérature japonaise du XIXe et du XXe siècle en anime. Mais quel studio autre que Madhouse aurait pu s’attaquer à un projet de cette ampleur avec le même niveau d’exigence et aurait pu rassembler autant de stars de l’animation japonaise sur une seule série ? Tout y passe, des deux chefs d’œuvre d’Osamu Dazai, « Ningen Shikaku » (« La Déchéance d'un Homme ») et « Hachire Melos! » (« Cours, Melos ! », déjà adapté à de nombreuses reprises dans tous les formats), les deux meilleurs segments de l’anime, respectivement designés par Takeshi Obata (« Death Note ») et réalisé par l’excellent Ryosuke Nakamura de « Mouryou no Hako », en passant par le mythique « Kokoro » de Natsume Souseki (« Le Pauvre Coeur des Hommes », fabuleux lui aussi), « Jigoku Hen » (« Les Portes de l'Enfer ») et « Kumo no Ito » (« Le Fil de l’Araignée ») de Ryunosuke Akutagawa et enfin le « Sous les Fleurs de la Forêt de Cerisiers » d’Anko Sakaguchi, les trois derniers étant chara-designé pour l’occasion par Tite Kubo (« Bleach »), on n’a que des grands noms pour atteindre le niveau général d’animation, de réalisation et d’écriture peut-être le plus élevé de l’année avec « Higashi no Eden ». Le nec plus ultra de ce que peut nous offrir l’animation japonaise et une très grosse référence pour les prochains omnibus télévisés qui viendront dans les prochaines années, même si, fatalement, certaines histoires et certains segments sont en dessous du lot, et si d’autres segments auraient mérité d’être plus longs. Un projet ô combien osé mais tellement réussi, à conseiller à tous les amateurs de littérature classique et aux amoureux de la culture japonaise !

 


 

6- Shin Mazinger Z-Hen

 

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En sixième place, voici l’anime viril de l’année. Remake du fameux « Mazinger » (le précurseur de l’anime de mecha, et la série qui a enfanté « Grendizer/Goldorak ») de Go Nagai, Shin Mazinger Z-Hen en conserve l'aspect retro 70’s dans son design et ses musiques, son scénario complètement barré et jouissif, ses personnages extravagants et ses combats grandioses mais y ajoute une pêche d’enfer dans sa réalisation (signée Yasuhiro Imagawa de Giant Robo OAV bien sûr !) et un déluge d’effets spéciaux et d’animation hallucinée. Les rebondissements et les twists y sont monumentaux comme dans tout bon « super robot » qui se respecte, les scènes d’action épiques comme jamais depuis « Gurren  Lagann » et les persos, Kouji, Tsubasa, Zeus et Tetsuya en tête, sont ultra-badass. Le « super robot » dans ce qu’il a de meilleur, avec plans « over-the-top » à foison et testostérone en veux-tu, en voilà. Espérons que le revival de « Grendizer » de Bandai sera aussi réussi et ne se fasse plus attendre trop longtemps !

 


 

7- Natsu no Arashi !

 

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Et oui, vous avez bien lu, « Natsu no Arashi ! » à la septième place, là où de nombreuses personnes auraient placé sans hésiter l’autre série de Shaft, « Bakemonogatari », loin devant. La raison est simple, je trouve « Arashi ! » très sous-estimé et le développement de ses personnages tout simplement parfait, tandis que je trouve « Bakemono » au moins autant surestimé qu’il est excellent. Adapté d’un manga de Jin Kobayashi, le créateur de « School Rumble », « Natsu no Arashi ! » se paye le luxe de dépasser très facilement son ainé grâce à un sens certain de la mise en scène des parties de comédie, une superbe réalisation expérimentale de Shin Oonuma (les deux « ef ») et Akiyuki Shinbou (« Tsukuyomi Moonphase », « Le Portrait de Petite Cosette » et le récent « Dance in the Vampire Bund » entre autres) et surtout grâce à ses personnages vraiment bien sentis, bien développés et intéressants. Les deux saisons sont assez hétérogènes néanmoins (mais moins que ne l’était « School Rumble ») et globalement, les derniers épisodes de la première saison constituent le sommet dramatique et scénaristique de la série. De la très bonne comédie/romance originale comme on voudrait en voir plus souvent, avec du cœur, de l’intelligence et un savoir-faire certain.

 



8- Darker than Black : Ryuusei no Gemini

 

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Et comment continuer ce top sans parler de la très attendue seconde saison de « Darker than Black » ? Après un premier opus noir et à la direction très orientée blockbuster/action à l’américaine, mais malheureusement trop décousu et trop peu développé pendant sa première moitié pour arriver au rang de chef d’œuvre, la seconde ne garde que le meilleur de son prédécesseur tout en améliorant la cohérence et la fluidité de l’intrigue. Et même si tout le monde connaît mes réserves quant à la capacité du studio BONES à créer des scénarii intéressants (« The Mars Daybreak », « Bounen no Xam’d », « Soul Eater », le film d’ « Eureka seveN », « Nijuu Mensou Musume »…), il est vrai que dans les nouveaux BONES (« Fullmetal Alchemist 2 » et « Darker than Black 2 » quoi) on va droit à l’essentiel, on développe les personnages correctement tout en y ajoutant une touche d’émotion et beaucoup d’action. En bref, DtB 2, c’est clair, c’est simple, c’est bien rythmé, c’est intelligent. Les personnages sont toujours aussi bien sentis et la mise en scène de Tensai Okamura (« Wolf’s Rain »…),  est toujours aussi efficace et maîtrisée. A noter aussi que DtB 2 possède, et de loin, la meilleure OST de l’année, ce qui fini de mettre en place l’atmosphère très sombre et poétique du titre. Des raisons qui en font, pour moi, le meilleur anime « commercial » de cette année après l’intouchable « Higashi no Eden », mais aussi le seul anime original de ce top 10.

 



9- Bakemonogatari

 

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Même si je ne l’ai classé qu’après « Natsu no Arashi ! », il convient quand même de parler comme il se doit du gros Shaft de l’année et du plus énorme succès populaire 2009 en terme de série TV au Japon, « Bakemonogatari » (un jeu de mot sur « Histoires de fantômes »). Je vous avoue qu’après le onzième épisode, et malgré un arc introductif excellent, un personnage féminin juste fabuleux (sans lequel l’anime s’écroule totalement, à la manière d’un « Spice and Wolf » d’ailleurs) et un parti pris très intéressant de faire passer la direction et l’écriture avant tout le reste (en gros : la caméra bouge, les personnages parlent, et puis… c’est tout), cette série ne serait sûrement pas rentrée dans mon top 10. Et oui, car la nouvelle série du forçat Akiyuki Shinbou (quoi qu’apparemment ce soit son assistant qui l’aurait réalisée) est avant tout très posée, excessivement bavarde et relativement répétitive, ce qui la rend à la fois très expérimentale et atmosphérique mais aussi assez lourde et superficielle par moments. Et puis il y a ces moments où le staff de Shaft se réveille comme lors du meilleur épisode sorti toutes séries confondues cette année (« Higashi no Eden » excepté bien sûr), le douzième, et alors là, c’est la grosse claque. Si on ajoute à ça des génériques simplement énormes et des éclairs de génie pouvant durer de quelques minutes à un demi épisode, aussi bien au niveau de la mise en scène qu’au niveau du scénario, on comprend rapidement pourquoi « Bakemonogatari » est aussi apprécié et a tant fait parler de lui en 2009. Dommage que la série soit si inégale et qu’il y ait autant à jeter qu’à garder dans beaucoup d’épisodes néanmoins.

 



10- Sora no Manimani

 

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Pour finir en beauté ce top 10 des meilleures séries 2009, je mettrais l’un de mes pêchés mignons de l’année, une petite série très sous-estimée et peu regardée même par les fans de rom/com : « Sora no Manimani ». Bon, il est vrai que j'ai un faible pour les histoires d'étoiles et d’espace en général (« PlanetES », « Futatsu no Spica », « Stellvia »…), ce qui peut parfaitement biaiser mon jugement sur ce coup et des séries comme « Canaan » ou « Kuchu Buranko » auraient probablement aussi mérité cette 10e place. Car oui, c’est sûr, le « Sora no Manimani » de Shinji Takamatsu (tous les « School Rumble », « Gundam X »…) n’écrase aucune autre série, elle n’a rien d’exceptionnel ni aucune prétention particulière, mais il n’y a simplement pas une seconde que je n’aime pas dans cet anime, tout y est drôle, intéressant, intelligemment mis en scène, bien écrit, bien animé, sans perte de qualité notable, en bref, toujours constant. C’est bien simple, quand vous finissez un épisode et que vous avez l’impression qu’il est passé trop vite, c’est en général un signe qu’il a été parfaitement réalisé et calibré pour le spectateur. Et bien « Sora no Manimani » m’a donné cette impression du premier au dernier épisode sans exception. Et comme toutes les meilleures séries de romance comédie de ces dernières années (« Toradora ! », « Natsu no Arashi ! » et bien entendu l’inégalable « Nodame Cantabile »), « Sora no Manimani » a cette qualité dans les personnages, dans le rythme et dans l’atmosphère qui fait que çela fonctionne et qu’on va regarder plutôt cette série qu’une autre. La bonne surprise et la meilleure petite série de l’année en somme !

 

 

 


Pas loin: Kuchu Buranko, Canaan, Umineko no naku Koro ni, Shikabane Hime Kuro, Spice and Wolf II

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